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La foule devant la fosse 4 Sallaumines

Le 9 mars 1906, des ingénieurs de la Compagnie de courrières sont affairés sur l’extinction d’un incendie au fond. Des galeries sont bouchées pour priver le feu d’oxygène. Au matin du 10, 1800 hommes descendent pour prendre leur travail. Juste avant 7heures, une explosion gigantesque se produit : 110km de galeries sont ravagés, la cage de la fosse 2 est projetée dans le chevalement comme un boulet de canon. Les galeries s’effondrent et les puis concernés (2/10/3/4/5) sont pour certains obturés.

Dès la nouvelle de l’explosion, la foule se rassemble devant les fosses. Les gendarmes montés sont aussi présents. Les mineurs descendent aussitôt pour secourir les éventuels rescapés. Les secours sont désordonnés et imprévisibles.

Le député Basly


Quelques sauveteurs seront tués lors de cette empressement des secours. Les pompiers de Paris arrivent avec un équipement respiratoire, suivis par une meute de journalistes. Des sauveteurs allemands bien équipés sont aussi là en renfort.


 

Le 13 mars, on enterre les premiers morts aux corons de Méricourt. A Billy-Montigny c’est une fosse commune qui est ouverte car on n’arrive pas à identifier les cadavres calcinés et mutilés. Le 14 mars, Clémenceau ministre de l’intérieur arrive sur les lieux.

8000 Mineurs sont en arrêt de travail, à l'arrivée de Clémenceau. Le 19 mars, 46000 seront en grève dans tout le bassin. Alors que les morts sont remontés et enterrés, les incidents entre grévistes, non grévistes et les forces de l’ordre se multiplient. Le climat est quasi-insurrectionnel. Les émeutes éclatent à Liévin et Lens. La troupe à cheval charge la foule qui tue un lieutenant.

 
Les sauveteurs

Le 30 mars, alors que personne n’y croyait, treize personnes sont remontées à la fosse 2 vivantes après avoir erré 20 jours dans les galeries encombrées de cadavres.


Ils ont mangé des chevaux morts et des morceaux de boisage pour survivre. Le 4 avril, un dernier miraculé Auguste Berthon est retrouvé vivant à la fosse 4 de Sallaumines. Le bilan définitif de la catastrophe, la plus tragique de l’histoire de la mine, sera de 1099 morts. Le 9 mai les grèves cessent.


La responsabilité de la catastrophe n’ayant pu être imputée à la Compagnie. D’ailleurs les causes restent assez floues : une source de chaleur d'origine inconnue aurait enflammé le grisou qui, par réaction en chaîne, aurait mis le feu aux poussières de charbon en suspension. La catastrophe n’a pas apporté des mesures radicales mais une prise en charge des dangers : création d’un centre de secours, d’un centre d’essai sur les explosions et un renforcement des mesures de sécurité.
 


La grève


Date de création : 09/03/2010 @ 18:35
Dernière modification : 05/12/2013 @ 22:28
Catégorie : Les dates-les personnes - Catastrophes-Catastrophe de Courrières
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Réactions à cet article

Réaction n°2 

par phil le 25/03/2013 @ 21:46
magnifique!que dire!tous simplement regarder.bravos a vous ne jamais les oublier mon papa avais 37 année de fond puis un jour lors de mes 15 ans j ai vue arriver des grandes bombonne blanche un peu ecaillée las j ai compris de l oxigene !!   ce sont ces hommes la  qui on tout simplement par leur grand courage relevé la france!!!!!encore merci philippe

Réaction n°1 

par bourdonb le 11/03/2010 @ 15:26
Le recit complet http://fouquiereschf.free.fr/histoire/courrieres%201906/billy_au_coeur_de_la_catastrophe.htm



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