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On appelle ainsi les chantiers dont les veines de charbon sont pentées de 30 à 45 %. Comme pour les dressants, on creuse une galerie d'accès en bas de la veine. Une autre galerie est creusée perpendiculairement à la première, vers le haut en longeant la veine. Ce sera la cheminée d'extraction. Parallèlement, à 200, 300 m on creuse une galerie parallèle. C'est la cheminée de remblayage.

La méthode classique d'abattage est à tranches montantes. Le front de taille est sur une hauteur de 4 à 6 m et se déplace horizontalement. Le charbon est évacué par la cheminée d'extraction par des couloirs oscillants. Une fois la tranche déhouillée, on remonte le matériel et on remblaie.


La méthode d'attaques multiples : Tous les 30 m environs sur 5 m de largeur, les mineurs vont attaquer la veine par foration-tir. Le charbon extrait tombe par pesanteur dans un convoyeur qui se trouve en contre-bas.

Le charbon est envoyé dans un tubbing situé dans la cheminée d'extraction. le soutènement du chantier est réalisé en pin. Au fur et à mesure de l'avancée du chantier, comme la méthode classique, le remblayage de sable et d'eau fait remonter le plancher.



La mécanisation :

  • L'alachi : Sorte de haveuse qui découpe la veine et gratte la veine avec ses bras articulés. Elle repose sur des étançons métalliques qui sont remontés au fur et à mesure de l'avancement.


-Le soutènement marchant lourd : Un nouveau type de soutènement avec un équipement de piles boucliers avec blindage de front permet l'extraction par haveuse.


-Longue taille au pendage foudroyée : cette dernière technique consiste à exploiter la veine dans le sens de la pente et non à l'horizontale.


Date de création : 27/07/2011 @ 22:18
Dernière modification : 22/08/2012 @ 17:49
Catégorie : Le fond - Le travail du mineur
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Réactions à cet article

Réaction n°3 

par MOMO le 10/08/2017 @ 06:06

A propos de ma remarque concernant les stries au toit crées par la haveuse. Elles peuvent être aussi la cause d'une maladresse regrettable du haveur!

Bonjour à Jean-Louis et bonne continuation,EO3YR

Maurice Charles Dupont


Réaction n°2 

par 9NzbxNMOMO le 09/08/2017 @ 10:09

Les chantiers en semi-dressants (avec l'abattage au marteau piqueur)

La première photo me paraît répondre à la classification de semi-dressant, par contre la seconde correspond davantage à une taille plateure,( faible pente)!

Un couloir oscillant comme celui de cette seconde photo me paraît inadéquat pour une pente supérieur à 30 degrés! A mes débuts en 1946 dans une telle pente il y avait en desserte un ralentisseur à disques Westfalia, appelés aussi ralentisseur à assiettes!

La mécanisation

Plus tard dans ces pendages nous avons utilisés les scrapeurs-Chaîne, sorte de rabots sans guidage.

Quant à la haveuse à tambour en taille avec soutènement marchant, ou le diamètre de ce tambour est trop important pour l'épaisseur de la veine de charbon ou, le parallélisme entre le sol (daine) et le plafond (toit) de cette taille est irrégulier? Ce que trahissent les stries qui apparaissent au toit! Conséquences, usure rapide des pics de haveuse, petits outils en acier renforcés par une plaquette de carbure, situés sur la périphérie de ce tambour! Amical bonjour à Monsieur KOKOPASCAL, dés 1954 au Service des Essais, comme lui j'ai eu la même activité, démontage, dépannage et remontage de ce matériel, pendant quelques années. Maurice Charles Dupont


Réaction n°1 

par KOKOPASCAL le 13/06/2016 @ 21:58
c'était mon ancien travail(SMAT au puit Simon a Forbach ,j'équipais et démontais tout le soutènement marchant + la haveuse , du materiel très lourd



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