Informations

Association A.P.P.H.I.M.

Mémoire de la Mine et des Mineurs de fond

Association à but non lucratif reconnue d'Intérêt Général

Accueil public du public :  A.P.P.H.I.M. Local rue Basly 62710 Courrières

Permanences le lundi de 18h à 20h

sur RDV

Par téléphone au  06.81.73.87.74 ou apphim@apphim.fr


Listing des mineurs présents dans nos archives

Photos de mineurs issues des collections privées

fleche.png

>>  Section GENEALOGIE <<

Vous souhaitez nous raconter et transmettre l'histoire de votre père, grand-père ... mineur de fond, notre association est à votre disposition pour le faire.

Sur le site

Transport du personnel et du matériel : le monorail

  

Le monorail constituait un moyen de transport suspendu particulièrement adapté aux travaux souterrains. Installé sous le toit des galeries, il fonctionnait à la manière d’un train aérien et était généralement tracté par un moteur diesel. Contrairement aux voies ferrées classiques posées au sol, ce système libérait entièrement l’espace de circulation dans les bowettes, ce qui représentait un avantage considérable dans les travaux miniers où chaque mètre de section creusée avait un coût élevé.

Grâce à cette configuration suspendue, il était possible de faire circuler simultanément les mineurs, les berlines de charbon, les engins de service ou les convois de matériel sans risque d’encombrement. Cette solution évitait également l’élargissement des galeries, limitant ainsi les travaux de creusement et de soutènement.

Le monorail se révéla particulièrement efficace pour l’acheminement de charges lourdes ou volumineuses, telles que les éléments de soutènement mécanisé, les équipements d’abattage ou les pièces de maintenance destinées aux chantiers éloignés du puits. Dans certaines exploitations, des nacelles spécialement aménagées permettaient également le transport du personnel sur de longues distances, réduisant les temps de déplacement et la fatigue des mineurs.

transport (21)

Cependant, son installation nécessitait une infrastructure importante. Le rail suspendu devait être solidement fixé au soutènement ou à la roche, ce qui impliquait des coûts de mise en place et d’entretien plus élevés que ceux des systèmes traditionnels. Pour cette raison, le monorail était principalement réservé aux galeries principales ou aux parcours de grande longueur où ses avantages compensaient l’investissement initial.


Le monorail servait surtout pour le transport du matériel.

Bien que ce mode de transport n'ait jamais supplanté les locomotives minières classiques ou les convoyeurs, il a joué un rôle important dans la modernisation des exploitations charbonnières à partir de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Son aptitude à franchir des pentes, à circuler dans des espaces restreints et à demeurer indépendant de l’état du sol en faisait une solution particulièrement adaptée aux conditions difficiles du fond. Dans de nombreuses mines, il fut surtout utilisé pour le transport du matériel lourd, domaine dans lequel il démontra toute son efficacité.

Sources : CdF (Relais)- « Suspended monorail system in underground mining: design, applications and system advantages », Becker Mining. « Exploring the technical side of the monorail system: Benefits of suspended transport for mining », Mining Technology.  « Monorail Transport », Ferrit Global Mining Solutions.

Jean-Louis HUOT pour l'APPHIM

Le monorail du Siège 2 (Marles les Mines 62) : une innovation au service des mineurs

L'acheminement des ouvriers vers les chantiers souterrains a toujours constitué un défi majeur dans l'exploitation minière. Une fois descendus au fond, certains mineurs devaient encore parcourir plusieurs kilomètres à travers des galeries parfois étroites, pentues ou difficiles d'accès avant d'atteindre leur poste de travail. Ces déplacements, particulièrement éprouvants, représentaient une source de fatigue importante avant même le début de la journée de travail.

Afin d'améliorer les conditions de déplacement du personnel et de limiter les efforts inutiles, la direction du Siège 2 a mis en place un système de transport par monorail destiné aux équipes affectées aux chantiers du 30e CR, situés à grande distance des puits d'extraction. Cette installation moderne permet de réduire considérablement les temps de parcours tout en améliorant le confort et la sécurité des ouvriers.

Le principe de fonctionnement du monorail repose sur un rail suspendu fixé à l'ossature des galeries. Des chariots équipés de galets à roulements circulent le long de cette voie aérienne. La traction est assurée par un câble sans fin actionné par un treuil. L'opérateur dispose de différents dispositifs de contrôle lui permettant de surveiller la circulation des convois et de garantir la sécurité de l'installation.

Une journée de trajet vers le chantier

Suivons le parcours des ravanceurs d'estacade affectés au poste du matin dans les voies T2 et T5 du 30e CR.

8 h 50 : les ouvriers, équipés de leur tenue de travail, quittent les bains-douches du Siège 2.

8 h 55 : un autocar les conduit jusqu'au puits n° 6 ter de Calonne.

9 h 00 : après la descente à l'étage 790, les mineurs rejoignent la recette où les attend le train de personnel.

9 h 11 : le convoi démarre en direction de la bowette 501 du 30e CR, où est implantée la station de départ du monorail. À leur arrivée, vers 9 h 31, les hommes prennent place dans les cabines spécialement aménagées pour leur transport. Chacune d'elles offre huit sièges individuels.

9 h 35 : le machiniste met le système en service. Les cabines s'ébranlent alors le long du rail suspendu à une vitesse atteignant 1,50 mètre par seconde. Peu après avoir quitté la bowette 501, elles s'engagent dans le bouveau 502, une galerie montante dont la pente moyenne atteint 27 °.

Eugène Vedel assure la conduite du treuil permettant le déplacement du monorail

9 h 40 : au terme d'un parcours d'environ 400 mètres, l'équipe atteint le sommet du bouveau, point terminal du monorail. Quelques minutes plus tard, les ouvriers sont à leur poste et peuvent commencer leur journée de travail.

Un équipement également dédié au transport du matériel

Au-delà du transport du personnel, le monorail joue également un rôle essentiel dans l'approvisionnement des chantiers miniers. Lorsque les besoins l'exigent, les cabines destinées aux voyageurs sont démontées et remplacées par des nacelles adaptées au transport des matériaux, outils et équipements nécessaires à l'exploitation. Cette polyvalence fait du monorail un outil particulièrement précieux pour l'organisation du travail au fond de la mine.

Jean-Louis HUOT Pour l’APPHIM

Source : Bruits et lumières, N°74, avril 1978, col APPHIM

Editorial

Bienvenue sur le site  de l'Association pour la Pérennisation du Patrimoine Historique et Industriel Minier (A.P.P.H.I.M)
 
logo2014.jpg Logo2019.png


Mémoire de la mine et des mineurs - Conservation d'archives et de matériel - Pérennisation de la mémoire des bâtiments et équipements miniers

APPHIM : Ne pas oublier, transmettre et partager

Autre site APPHIM apphim.fr

Textes et photos produits pour l'A.P.P.H.I.M ©Apphim tous droits réservés

Copyright

Les articles du site sont produits par l'APPHIM ou pour l'APPHIM. Toute copie, reproduction intégrale ou partielle est strictement interdite sans accord préalable de l'association. Ils sont le fruit d'un travail associatif, merci de le respecter.

Les informations proposées sur ce site le sont à titre de service rendu au public, à titre pédagogique. Les photos sont utilisées à titre non lucratif. Elles sont protégées par le logo APPHIM pour éviter toute reproduction.

Merci à Jean-Marie Minot, Jean-Pierre Mongaudon et Pierre Christian Guiollard et bien d'autres pour l'utilisation des photos (les auteurs sont mentionnés)

Toutes les photos présentées sur notre site sont des originaux issus de nos archives. Certaines peuvent faire l’objet de légères retouches (luminosité, contraste) afin d’en améliorer la lisibilité. Sauf mention explicite, aucune image n’a été générée ou modifiée à l’aide de l’intelligence artificielle.


Notre engagement est clair : transmettre une mémoire historique fidèle et authentique.

Si par erreur involontaire, des photos ou images non-autorisées se glissent dans nos articles, nous nous engageons à retirer ces maladresses au plus vite. N'y voyez aucune intention maligne ou mauvaise de notre part. Nous nous en excusons le cas échéant.